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Charge en glucides avant une course d'endurance : le protocole moderne fondé sur les preuves (2026)

Updated: 31 juillet 2026
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Pendant des années, la « charge en glucides » avant une épreuve d'endurance évoquait une montagne de pâtes la veille de la course. Or les recommandations actualisées pour 2026 — issues de nouvelles recherches publiées dans Sports Medicine, le Journal of Applied Physiology et les positions de consensus ISSN/ACSM — montrent qu'une stratégie efficace est bien plus fine et personnalisée, articulée autour de trois piliers : la charge avant la course, les apports pendant l'effort et l'entraînement de l'intestin à mieux absorber.

1. Le protocole de charge avant la course

Contrairement à l'ancienne idée d'une « phase de déplétion » suivie d'une phase de charge, les recommandations actuelles n'exigent plus de période de restriction glucidique préalable. Concrètement :

2. Apports pendant la course selon la durée

Le rythme d'apport pendant l'effort doit correspondre à l'intensité et à la durée de l'épreuve, plutôt que d'appliquer un chiffre unique à toutes les distances :

À noter : les travaux de Wilson (2025, Sports Medicine) concluent que les données actuelles « ne soutiennent pas clairement » des apports supérieurs à 90 g/heure en conditions réelles de course, même si les athlètes d'élite (comme le peloton professionnel) consomment aujourd'hui 120 g/heure ou plus. Une autre étude de Ravikanti et collaborateurs (2025, Journal of Applied Physiology) menée chez des marathoniennes et marathoniens d'élite a montré que 120 g/heure réduisaient le coût en oxygène de 3,6 % par rapport à 60 g/heure, sans différence significative avec 90 g/heure — tandis que les symptômes digestifs étaient maximaux à 120 g/heure.

3. Le ratio glucose:fructose — pourquoi il compte

L'intestin grêle absorbe le glucose et le fructose par deux canaux de transport distincts (SGLT1 et GLUT5). Un ratio bien choisi permet d'augmenter l'absorption totale de glucides par heure sans surcharger l'intestin :

4. L'entraînement de l'intestin sur 6 à 10 semaines

La tolérance aux glucides pendant l'effort est une compétence qui se travaille, un peu comme l'endurance musculaire. Protocole de référence :

Règles clés : s'entraîner toujours avec les produits exacts utilisés le jour J, boire 150 à 200 ml d'eau pour 30 g de glucides, et en cas de symptômes digestifs, rester au niveau actuel une semaine supplémentaire avant d'augmenter.

5. Récupération glucidique après la course

Point important

Ceci est un résumé scientifique général et ne remplace pas un conseil nutritionnel personnalisé. Les athlètes présentant des pathologies sous-jacentes (comme le diabète ou des troubles digestifs) devraient en parler à un médecin ou à un diététicien du sport avant d'appliquer tout protocole de charge glucidique, en particulier au-delà de 90 g/heure.

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Source: IAMCOACH.ai — The Modern Carbohydrate Playbook: How to Fuel Endurance in 2026