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Périodisation des glucides « train-low, compete-high » : ce que dit vraiment la science

Updated: 3 août 2026
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Depuis plus d'une décennie, la stratégie « train-low, compete-high » séduit les entraîneurs d'endurance : s'entraîner ponctuellement avec de faibles réserves de glycogène musculaire pour stimuler les adaptations cellulaires, puis basculer vers un apport élevé en glucides le jour de la compétition. Mais que montre réellement la littérature scientifique la plus solide sur cette approche ?

La référence sur le sujet reste la revue systématique et méta-analyse publiée dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition (JISSN) par Gejl et Nybo, qui a compilé neuf études d'entraînement menées chez des athlètes d'endurance hautement entraînés (VO2max ≥ 55-60 ml·kg⁻¹·min⁻¹) ayant appliqué une restriction glucidique périodisée pendant au moins une semaine, avec mesure de la performance. Cette synthèse, issue de plus de 400 publications initiales passées au crible, fait toujours autorité dans le débat sur la périodisation des glucides.

Ce que révèle la méta-analyse JISSN

Et le volet « compete-high » ?

Ce que la littérature confirme sans ambiguïté, en revanche, c'est la nécessité de glucides élevés en compétition. Quel que soit le protocole d'entraînement suivi en amont, un apport glucidique suffisant avant et pendant l'épreuve reste déterminant pour maintenir la glycémie, retarder la fatigue centrale et périphérique, et soutenir l'intensité sur la durée. Des travaux plus récents publiés en 2026 dans Frontiers in Nutrition, menés par une équipe de l'Université de Vienne sur des coureurs récréatifs, vont dans le même sens : la réintroduction des glucides après une phase de restriction restaure la flexibilité métabolique et peut même améliorer l'économie de course, sans pour autant garantir de gains de performance mesurables en laboratoire.

Ce qu'il faut retenir pour la pratique

Pour un athlète d'endurance amateur ou semi-compétitif, intégrer occasionnellement quelques séances à faible disponibilité glucidique (par exemple une sortie facile le matin à jeun) peut avoir un intérêt métabolique, à condition de préserver la qualité des séances clés à haute intensité. En revanche, rien ne justifie de généraliser une restriction glucidique chronique à l'approche d'une compétition : les données disponibles plaident au contraire pour un apport glucidique élevé et bien planifié dans les jours précédant et pendant l'effort.

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Source: Journal of the International Society of Sports Nutrition (Gejl & Nybo)